OLD LADY’S TIME (1998)
Toile 1M30 X 1 M divers sur toile ( collection Y.Mouster)
Test : fais le pochtronomètre, le test qui te dit où tu en es par rapport à l’alcool...
Tous tes malheurs sont la conséquence du métabolisme de l’alcool, c’est-à-dire du mécanisme biologique de dégradation de l’alcool. L’alcool est toxique pour ton corps : celui-ci dispose donc de mécanismes de défense (de détoxication) qui vont le dégrader et le neutraliser. L’alcool ingurgité est soumis, à l’intérieur de ton foie, à l’action de trois enzymes, c’est-à-dire de trois substances élaborées par ton propre organisme pour activer les réactions chimiques de destruction.
1ère étape : Une première enzyme intervient lorsque tu as bu avec modération, pour transformer l’alcool en un produit moins toxique qui sera éliminé.
2ème étape : Quand tu bois plus que de raison, cette première enzyme est rapidement dépassée dans ses capacités de dégradation de l’alcool, et une autre enzyme entre alors en scène, entraînant la production d’un produit intermédiaire, qui cependant reste, lui aussi, toxique pour l’organisme : c’est lui qui est responsable, entre autres, des rougeurs et des vomissements d’après boire.
3ème étape : Aussi une troisième ligne de défense se met en route, avec l’intervention d’une troisième enzyme qui transforme le composé intermédiaire que je viens de te citer en un composé plus inoffensif (qui n’est ni plus ni moins qu’un des composants du vinaigre).
Au total, la "gueule de bois" s’explique par la présence du composé intermédiaire de dégradation de l’alcool, qui s’accumule (et d’autant plus que tu as beaucoup bu) en attendant d’être décomposé en un produit non toxique (que tu "pisses" au final).
Des études ont montré que les symptômes désagréables de la « gueule de bois » sont d’autant plus marqués que l’alcool consommé contient une proportion importante d’un alcool particulier, appelé méthanol.
En effet les enzymes qui dégradent l’alcool, transforment ce méthanol en formol et en acide formique (c’est l’acide que sécrètent les fourmis, et qui explique que "ça pique" quand une fourmi te mord)
Le méthanol est bien plus toxique que l’éthanol qui, lui, est le produit de dégradation de l’alcool "standard" contenu dans le vin.
Cette notion permet de classer les alcools en fonction de leur capacité à donner plus ou moins la "gueule de bois".
Par ordre décroissant de teneur en méthanol, on peut citer successivement le brandy, le vin rouge, le rhum, le vin blanc, le gin et la vodka. Par conséquent, une cuite à la vodka est censée être moins douloureuse qu’une au brandy (toutes choses étant égales par ailleurs !).
De plus, la capacité de chacun à supporter les effets de l’alcool est pour partie génétiquement déterminée : par exemple, le gène qui permet la synthèse de l’enzyme "anti-cuite" (la troisième enzyme que je t’ai citée ci-dessus), est absent chez 44% des Japonais (alors qu’il est présent chez 100% des Européens).
Depuis deux ans la manière dont les jeunes s’explosent la tête est en train de changer*... L’alcool décolle, la clope dégringole et le bédo se prend un premier rateau.
Il faut croire que les diverses offensives menées contre la fumette légale et illégale commencent à porter leurs fruits : pour la 1e fois depuis dix ans la conso de canna descend légèrement, parallèlement à une baisse plus marquée de la conso de clopes. On pense d’ailleurs que le prix qui tue n’y est pas étranger non plus... En tout cas filles et garçons sont à égalité puisqu’ils sont -3% de fumeurs par rapport à l’an dernier (avec environ 38% de consommateurs quotidiens). Pour le canna ça bouge car les garçons de 17 ans en 2004 "expérimentent" moins qu’en 2003. Malgré tout 32% des jeunes avouent avoir tiré sur un tarpé une fois dans le mois passé... Ceux-là ne trouent pas que leurs poumons mais aussi leur budget puisqu’on estime que c’est environ 30% à 40% de la tune qui part dans la fumée.
Hélas cette diminution marque peut-être un transfert vers un autre paradis artificiel avec une augmentation non négligeable de la conso d’alcool. Là il n’y a pas encore eu de campagne de prévention claire et nette sur ses méfaits alors que le marché des premix ciblant les jeunes explose. Faut dire que même s’ils sont limités au niveau pub, les alcooliers font très fort pour pénétrer ton cerveau avec un marketing de killers. Résultat, à présent 7,5% des girls tisent régulièrement et les boys sont toujours plus forts avec 21 % de consommateurs réguliers. En moyenne, c’est +3% de conso les 2 sexes confondus. Tiens, ça rappelle étrangement les -3% du tabac...
Autre hausse , la conso de psychotropes. 25% (contre 20% il y a quatre ans) des 17/18 ans ont testé les pilules qui rendent artificiellement heureux dans un cadre médical ou non. Et là les girls sont 2x plus consommatrices que les boys. Triste record...
* D’après les chiffres de l’enquête Escapad menée durant la journée de l’appel de préparation à la défense